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Le chien et son maître

On peut presque dire que pour le chien, son maître est Dieu. Il attend tout de lui, ne vit que par lui et pour lui. Il est tout amour, toute confiance vis-à-vis de l'humain et prêt à tout pour lui faire plaisir. Ce tableau idyllique est la situation de départ. Le chien est une « machine à aimer ». Tout son comportement est déterminé par la satisfaction du maître.

Bien sûr, on peut moduler un peu ce langage en fonction des races, certaines étant plus indépendantes que d'autres (notamment les nordiques et le Chow-Chow, voire aussi parfois les lévriers). Mais d'une manière générale, si vous vous occupez activement de votre chien, vous constaterez qu'il agit bien ainsi.

Dans le meilleur des cas, ce comportement ne peut que se renforcer au fil des années pour arriver à créer entre vous et votre chien un lien affectif qui dépasse la simple camaraderie. Beaucoup de personnes ressentent une tendresse maternelle ou paternelle pour leur compagnon, et il est vrai qu'il y a un peu de cela. On peut expliquer cette conduite par le fait qu'on a vu grandir le chien, qu'on l'a élevé comme un enfant.

Mais il faut aller plus loin encore pour expliquer ce qu'on ressent lorsqu'on est en parfait accord avec son chien. C'est d'abord une stimulation organique se traduisant par un dynamisme nouveau, un enthousiasme rajeunissant qui est dû certainement au tonus physique de l'animal. C'est aussi un sentiment de confiance totale, car le chien est direct, franc et se donne gratuitement. C'est enfin la suprême sensation d'être aimé complètement, sans partage, sans arrière-pensée et l'impression d'être utile, responsable, important.

Cela n'a peut-être l'air de rien dit comme cela en quelques mots, mais il est vraiment bon, dans une société de plus en plus impersonnelle, « d'être quelqu'un ».

Le dressage du maître


C'est toujours la boutade que l'on fait courir dans les milieux canins, en parlant des chiens agressifs ou peureux : il faut dresser le maître avant le chien et c'est malheureusement un peu vrai. Nous avons vu que l'animal calquait son comportement sur celui de son maître. Si l'humain n'a pas une attitude très à l'aise, comment voulez-vous que le chien soit autrement ? Les gens hypernerveux, déséquilibrés, sensibles aux dépressions, trop timorés, hésitants, irresponsables, n'ont rien à faire avec un chien.

N'oublions pas que nous sommes entièrement responsables de lui. Non seulement civilement et pénalement, mais aussi et surtout moralement.

Il faut une certaine préparation psychologique avant d'accueillir un chien, et savoir en toute connaissance de cause qu'il va faire des dégâts dans la maison, qu'il faudra vous occuper de lui, que sa présence pourra constituer une entrave dans votre vie professionnelle, que beaucoup de lieux publics lui sont Interdits, etc. Inutile de minimiser les problèmes. Mieux vaut décider de se passer de la présence d'un chien, plutôt que d'en faire un malheureux incompris, un gêneur qui petit à petit vous paraîtra insupportable, au point d'aller l'abandonner lâchement comme le font tant de mauvaises gens chaque année.