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Eduquer son chien : un compromis entre tendresse et sévérité

C'est votre attitude personnelle qui fait de vous le maître, respecté, adoré et craint. Il n'y a aucune raison d'adopter un comportement brutal et agressif envers l'animal. Il faut simplement faire preuve de fermeté quand c'est nécessaire.

Des erreurs à ne pas commettre

Le système sensoriel du chien est si développé qu'il a tendance à ressentir d'une façon très précise les points faibles de ses maîtres. Ceci lui permet de vous jouer des comédies attendrissantes qui ont tendance à vous faire « fondre » SI vous n'y prenez garde. Ne vous laissez surtout pas tromper par les pleurnichements, les mines attristées, les yeux implorants, les mimiques adorables que ne manquera pas de vous faire le chiot.

Tout est destiné à prendre progressivement l'ascendant sur vous, et surtout à obtenir d'une manière détournée ce qu'il n'a pu avoir directement. Or, si vous cédez une fois, le pli sera pris et il sera bien difficile de faire machine arrière. C'est ainsi qu'il faut empêcher les enfants de donner à manger au chien pendant leurs repas (c'est souvent tentant de se débarrasser ainsi d'un morceau que l'on n'apprécie guère), et à vous aussi de faire de même. Interdire l'accès aux chambres (même pour le jeu), afin que le chien accepte volontiers de coucher dans son emplacement réserve.

Mais aussi et surtout, il faut laisser libre accès au chien en présence des invités. Il faut lui apprendre à côtoyer d'autres personnes afin que son tempérament de gardien et de protecteur ne se transforme pas en agressivité vis-à-vis des inconnus. Plus le chien sera habitué à côtoyer du monde et à sortir, et plus son tempérament s'équilibrera. C'est ce qu'on appelle la « socialisation » du chien.

Une chose importante dans le cas d'adoption d'un chien adulte. Ne montrez jamais la moindre faiblesse (surtout si c'est un gros chien). Ne lui faites jamais croire que vous avez peur de lui (même si c'est un peu vrai). Dominez-le rapidement, car c'est en manquant de rigueur que l'on obtient des chiens mordants dont il faudra se débarrasser par la suite.

Le chien (surtout le mâle) cherche toujours plus ou moins à s'imposer. C'est sa volonté de trouver une place dans la hiérarchie de la meute. A vous de la lui montrer très vite et de lui faire respecter sa position.

Avec le chiot, c'est tout l'effet inverse. Il va s'imposer par son aspect comique, ses mimiques, ses bêtises, ct une fausse fragilité qu'il saura parfaitement entretenir s'il sent que vous « fondez » à ses moindres pleurs. Ne soyez pas dupe, et choyez-le comme il faut, montrez-lui votre amour (il en a un énorme besoin), mais sachez être intransigeant quand il le faut.

Le chien à sa place

On a beau appeler son chien « mon bébé », « mon chéri et parfois s'attendrir sur ses mimiques comme chez un nourrisson, il est Important de faire une séparation assez nette entre le monde des humains et le monde du chien.

C'est un compagnon, un ami, un aide, souvent un merveilleux amuseur. C'est aussi un être fragile et désemparé sans l'homme ; mais c’est surtout un animal avec ses instincts, ses fonctions, ses réactions, son intellect limité.

Pour une entente harmonieuse, il est indispensable que vous soyez le maître, et que vous le dominiez (en douceur). La meilleure façon pour y parvenir, c'est de vous réserver des coins d'intimité où l'animal n'aura pas accès. Ce peut être les pièces à l'étage dans la maison, mais aussi les canapés, et bien entendu les chambres.